Le blog de Alain LECLEF
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... Et le voilà de nouveau sur le départ... Vers l'Afrique, pour le Harar... Son appareil photographique est en route, et ses commandes de livres aussi... Ce qui est étrange c'est qu'à chaque fois qu'il s'adresse à sa mère, il s'excuse encore et toujours de la déranger ou de lui causer des soucis... La " mother ", comme il l'appelait adolescent, lui fait toujours peur même à des milliers de kilomètres...
Aden, le 6 janvier 1883,
Ma chère maman,
Ma chère soeur,
... J'ai reçu, il y a déjà huit jours, la lettre où vous me souhaitiez la bonne année. Je vous rends mille fois vos souhaits, et j'espère qu'ils seront réalisés pour nous tous. Je pense toujours à Isabelle; C'est à elle que j'écris chaque fois, et je lui souhaite particulièrement tout à son souhait.
... Je repars à la fin du mois de mars pour le Harar. Le dit bagage photographique m'arrive ici dans quinze jours, et je verrai vite à l'utiliser et à en repayer les frais, ce qui sera peu difficile, les reproductions de ces contrées ignorées et des types singuliers qu'elles renferment devant se vendre en France; et d'ailleurs, je retirerai là-bas même un bénéfice immédiat de toute la balançoire...
... J'aime à compter que les frais sont terminés pour cette affaire; si cependant l'expédition nécessitait quelques nouvelles dépenses, faîtes-les encore, je vous prie, et terminez-en au plus tôt.
... Envoyez-moi les livres également.
... M.Dubar doit aussi m'envoyer un instrument scientifique nommé graphomètre.
... Je compte faire quelques bénéfices à Harar cette année-ci et je vous renverrai la balance de ce que je vous ai fait débourser. Pour longtemps, non plus, je ne vous troublerai avec mes commissions. Je vous demande pardon, si je vous ai dérangées. C'est que la poste est si longue, aller et retour du Harar, que j'ai mieux aimé me pourvoir pour longtemps.
Tout au mieux.
Rimbaud.
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" Et je regrette l'Europe aux anciens parapets..."
... Et le voilà de nouveau sur le départ... Vers l'Afrique, pour le Harar... Son appareil photographique est en route, et ses commandes de livres aussi... Ce qui est étrange c'est qu'à chaque fois qu'il s'adresse à sa mère, il s'excuse encore et toujours de la déranger ou de lui causer des soucis... La " mother ", comme il l'appelait adolescent, lui fait toujours peur même à des milliers de kilomètres...
Aden, le 6 janvier 1883,
Ma chère maman,
Ma chère soeur,
... J'ai reçu, il y a déjà huit jours, la lettre où vous me souhaitiez la bonne année. Je vous rends mille fois vos souhaits, et j'espère qu'ils seront réalisés pour nous tous. Je pense toujours à Isabelle; C'est à elle que j'écris chaque fois, et je lui souhaite particulièrement tout à son souhait.
... Je repars à la fin du mois de mars pour le Harar. Le dit bagage photographique m'arrive ici dans quinze jours, et je verrai vite à l'utiliser et à en repayer les frais, ce qui sera peu difficile, les reproductions de ces contrées ignorées et des types singuliers qu'elles renferment devant se vendre en France; et d'ailleurs, je retirerai là-bas même un bénéfice immédiat de toute la balançoire...
... J'aime à compter que les frais sont terminés pour cette affaire; si cependant l'expédition nécessitait quelques nouvelles dépenses, faîtes-les encore, je vous prie, et terminez-en au plus tôt.
... Envoyez-moi les livres également.
... M.Dubar doit aussi m'envoyer un instrument scientifique nommé graphomètre.
... Je compte faire quelques bénéfices à Harar cette année-ci et je vous renverrai la balance de ce que je vous ai fait débourser. Pour longtemps, non plus, je ne vous troublerai avec mes commissions. Je vous demande pardon, si je vous ai dérangées. C'est que la poste est si longue, aller et retour du Harar, que j'ai mieux aimé me pourvoir pour longtemps.
Tout au mieux.
Rimbaud.
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" Et je regrette l'Europe aux anciens parapets..."
Lun 19 jan 2009
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