Lundi 18 janvier 2010
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... " Le pays où l'on n'arrive jamais..." ou " Un Roman Ardennais... "
... C'est à la mode ( parisienne cela va sans dire... )
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... - Vous constaterez que je n'ai pas perdu mon temps. M. Gaspard Fontarelle avait, l'autre jour, à peine tourné les talons, que je pressais mon notaire de compulser tous les dossiers sur les
Horpipe. Il résulte de son enquête que le général, sa fille et leurs enfants sont partis en 1940 par monts et par vaux, que leur voiture a été mitraillée, qu'ils ont continué à pied. On a perdu
la trace de Jenny Bertrand et de sa petite fille...
... Hélène regarda Gaspard. Les circonstances rapportées par M. Residore correspondaient parfaitement à ce que l'on savait déjà. Gaspard et Hélène lurent la lettre du notaire.
... - A ce point que nous pouvons informer M. Drapeur, et que même nous le devons, conclut M. Residore.
... - Je ne sais... dit Hélène.
... - Eh bien, nous ne l'informerons pas. Nous chercherons d'abord Jenny Bertrand. C'est une femme jeune encore, et il est très probable qu'elle aura repris sa profession. Ces femmes illustres
aiment les pseudonymes et les aventures, mais il est sûr que nous la retrouverons dans quelque studio, sur quelque film et probablement à l'étranger.
... - Pourquoi à l'étranger?... dit Hélène. Ne s'est-elle pas souciée de retrouver ses enfants?.
... - Je pense qu'elle s'en est souciée et qu'elle a cherché en vain. Comment supposer que vous auriez été recueillie par un diamantaire? A mon avis, elle s'est exilée après avoir vu échouer
toutes ses tentatives.
... Emmanuel Residore avait saisi la pochette de son veston. Hélène et Gaspard suivaient toutes les voltes de cette pochette qu'il maniait avec une rapidité hallucinante.
... - Et nous ferons ensemble du cinéma, chère Hélène, conclut Emmanuel Residore. Nous entrerons en relations avec toutes sortes de personnages remarquables. Vous connaîtrez le marché
international des artistes et un jour nous verrons paraître Jenny Bertrand, sous un nom emprunté, avec un visage inconnu, et vous la reconnaîtrez néanmoins. Il faut agir, jouer, provoquer des
rencontres....
... En dépit des allures de charlatan qu'affectait Emmanuel Residore, Hélène était éblouie. Sans aucun doute le souvenir de ses anciens rêves ressemblait à une mise en scène, et déjà ce décor de
palmiers et de bouleaux indiquait dans quel sens elle devait chercher Maman Jenny. Que Maman Jenny fut illustre l'engageait à r-croire qu'elle touchait à la vérité. L'excentricité d'un peuple
d'artistes lui expliquait aussi la nostalgie qu'elle avait pu éprouver. Il s'étonnait cependant qu'une telle beauté dût être livrée à l'administration publique. Emmanuel Residore, aussitôt après
le thé, proposa à Hélène de voir les génériques de certains films avec les présentations des artistes. Il se pourrait qu'elle y aperçût Maman Jenny. Gaspard suivit Hélène comme un jeune chien
inutile, lorsque M. Residore l'emmena à travers de nombreux couloirs, jusqu'à une salle de projection...
................................................................................... à suivre ...

Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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Un cour passage, pour te souhaiter une bonne et heureuse année, santé, bonheur, et que tes voeux ce réalisent.
Amitié
Covix
Bien à toi.
Alain