Vendredi 19 février 2010
5
19
/02
/Fév
/2010
22:28
.../...
...............................................................................
... La fin de l'histoire approche...
... Personne ne répondit. il avait bien fallu renoncer à chercher le pays d'Hélène. A quoi bon en parler encore? Ce fut non sans tristesse que l'on parcourut les derniers kilomètres. Les arbres
de la forêt défilaient lentement, et la forêt paraissait maintenant hostile dans le crépuscule. On arriva aux premières maisons de Revin...
... - Poussons jusqu'à la gare, dit Niklaas. Gaspard dormira dans la salle d'attente s'il n'y a plus de train. Hélène trouvera plus facilement un taxi de ce côté.
... - Allons! mon cheval, dit Gaspard.
... Il secoua un peu les rênes, de façon qu'elles claquent légèrement sue le dos du cheval. Jusqu'à ce moment, il s'était bien garder de le stimuler. A peine eut-il fait ce geste machinal que la
bête, comme piquée par un taon, frémit de tout son corps et s'élança dans un galop éperdu. Chacun se cramponna au banc ou aux montants du break.
... La rue était à peu près déserte et le cheval ne rencontra aucun obstacle. on croisa seulement une automobile qui dut monter sur le trottoir pour éviter cet ouragan. Au bout de la rue, le
cheval en suivit une autre où stationnait un camion. Le break frôla le camion.
... - C'est ma faute, songeait Gaspard.
... Fort heureusement, cette rue aboutissait à la route qui s'éloignait vers la forêt, où l'on ne tarda pas à pénétrer. La route suivait la pente douce d'une vallée transversale.
... Le cheval pie avait toujours semblé fantastique à Gaspard aussi bien qu'à Niklaas et à ses fils. Cependant la vivacité et l'allure joyeuse de la bête avaient une familière beauté qui
inspirait confiance. Même lorsque Niklaas et ses fils, au début de l'après-midi, avaient été emportés dans la voiture, ils étaient restés enclins à l'admiration, et tout prêts à excuser les
caprices du cheval. Cette nuit-là, ce fut bien autre chose. ils avaient le coeur glacé par l'angoisse. Dans l'ombre, la robe du cheval luisait comme de la neige. La course allongeait démesurément
le corps de la bête et secouait sa tête avec fureur.
... La nuit était tombée rapidement. On avait à peine parcouru un kilomètre dans les bois, que les étoiles apparurent au-dessus des chênes et des feuillages qui se confondaient dans une masse
énorme. De chaque côté de la route, le bois formait une barrière impénétrable. De temps à autre s'ouvrait une allée à peine distincte. les sabots du cheval et le crissement des roues se
répercutaient sur les pentes et, semblait-il, jusqu'au fond du ciel étoilé...
... - Il se fatiguera, disait Niklaas.
... On savait qu'il ne pensait pas ce qu'il disait, et qu'il se demandait, aussi bien que les enfants, dans quelle région inconnue des hommes ce terrible cheval devait les conduire. Pas une
maison sur la route. Pas une voiture. Rien que la forêt de chaque côté...
............................................................................. à suivre ...
Par alain leclef
-
Publié dans : cinéma
-
0