Samedi 23 janvier 2010
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... Où va Gaspard???...
... Au bas de l'escalier, un homme venait à sa rencontre. Il avait mis le pied sur la première marche. Gaspard n'était séparé de lui que par une douzaine de degrés. L'homme s'était arrêté. Ses
yeux exprimaient la cruauté et la moquerie. Gaspard avait reconnu sans hésitation la figure de Parpoil... encadrée d'une barbe rousse. Parpoil et Gaspard demeurèrent immobiles pendant une
seconde, après quoi Gaspard tourna les talons et regrimpa l'escalier quatre à quatre.
... Du moment que Parpoil se trouvait au château, il n'y avait pas de doute qu'Hélène serait de quelque manière victime de ses combinaisons. Gaspard ne pouvait d'abord songer qu'à se mettre hors
d'atteinte. Sans réfléchir, il monta jusqu'au palier. Là il poussa une porte. Derrière cette porte, un nouvel escalier aboutissait au grenier.
... Jamais Gaspard n'avait vu un tel grenier. C'était une jungle où l'on apercevait des armoires, des caisses, des baldaquins, des piles de baquets, des rangées de perruques et même des harpes.
Il se jeta dans ce fouillis avec un sentiment d'espoir. Jamais personne ne l'y retrouverait. Il plongea d'abord derrière une malle et s'appliqua à faire le tour du grenier jusqu'à ce qu'il
arrivât à une nouvelle issue qui lui permit de gagner les étages inférieurs et l'air libre. Il entendit bientôt les pas de Parpoil qui cherchait ici et là, avec hâte. Puis le silence se fit.
Gaspard s'avança à quatre pattes derrière les caisses, et se faufila entre deux armoires. A l'extrémité de ce passage, il y avait un mannequin sans tête, vêtu d'un habit de soirée mangé aux
mites. Au moment où Gaspard débouchait du passage, la tête de Parpoil apparut au dessus du mannequin, comme si le mannequin lui-même avait soudain sorti sa tête. Gaspard sentit des picotements
sous la plante des pieds et rebroussa chemin. Il eut le bonheur de rencontrer des tentures entre lesquelles il se glissa. Il y avait des dizaines de tentures suspendues à des fils de fer. Gaspard
résolut de rester immobile à cet endroit pendant des heures s'il le fallait.
... Le silence continuait à régner dans le grenier. Au bout d'une demi-heure, Gaspard fut pris de crampes et se coula sous les tentures afin de se dégourdir un peu. Il parvint dans un étroit
espace libre entouré de bandes de soie avec des dessins japonais. Gaspard poussa une des bandes de soie, juste à l'endroit où se dessinait la main brodée d'un personnage. Il fut soudain
atrocement paralysé lorsqu'il vit et sentit cette main qui saisissait la sienne. Parpoil était derrière la bande de soie, le tenant à sa merci...
.................................................................................. à suivre ....
Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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