Mercredi 30 septembre 2009
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... Suite...
... A peine sa tête fut-elle arrivée au niveau du palier supérieur, qu'une voix cria: " Qui va là?..." C'était la voix de Gabrielle Berlicaut. Elle avait dû pousser son lit en travers du couloir.
Ainsi, elle défendait l'accès du petit escalier qui menait au dernier étage occupé par le grenier et les deux mansardes. Gaspard s'avança. Il reçut en pleine figure la lumière d'une lampe
électrique:
... - Qu'est-ce que tu viens faire ici, Gaspard?...
... - J'allais chercher ma savonnette dans ma chambre pour demain matin.
... - Redescends d'où tu viens, souffla la tante. Tu vas mettre toute la maison sur pied.
... - J'en ai pour deux minutes, insista Gaspard.
... - Descends imbécile.
... Gaspard ne pouvait enjamber le lit de la tante sans causer un scandale. Il regagna la salle de bains avec la certitude qu'il n'y avait rien à tenter pour communiquer avec le jeune prisonnier.
Il renonça cependant à se coucher, et s'assit sur son lit de camp, les coudes sur ses genoux, la tête entre ses mains. Il éprouvait la nécessité de veiller, quoiqu'il fût sûr qu'aucun événement
ne se produirait. Gaspard épiait en vain les moindres bruits dans l'hôtel. Il ne pouvait surprendre aucun signe de la présence de l'enfant. C'était comme s'il avait essayé de percevoir le bruit
de la mer ou une chanson à l'autre bout du monde. L'étage qui le séparait de l'enfant était aussi infranchissable que dix mille kilomètres, et rien ne pouvait sortir des plafonds ni des
murs.
... Au bout d'une heure peut-être, par une contradiction de la nature, ainsi qu'il arrive lorsqu'on décide de ne pas dormir, le sommeil gagna Gaspard. Sa tête alla cogner le gros tuyau du
chauffage qui descendait le long du mur. Il se redressa, mais toutes les dix secondes sa tête heurtait brusquement le tuyau et il pensa qu'il n'y avait pas d'autre solution pour rester éveillé
que de se tenir debout.
... Comme Gaspard se redressait en s'appuyant au tuyau du chauffage, il sentit sous sa main un frémissement qui courait le long du tuyau. Il colla son oreille au tuyau et perçut des coups frappés
avec régularité. " Si c'était lui?... " songea Gaspard... Quand les coups s'arrêtèrent, il frappa à son tour avec une clef qu'il tira de sa poche, et, au bout d'un moment, il reçut la réponse.
Gaspard exécuta avec sa clef un petit roulement sur le tuyau, et, peu de temps après, il perçut un roulement analogue. Il sut ensuite ce qu'il devait faire...
..................................................................................... à suivre ...

Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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