Mardi 15 septembre 2009
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... Il n'y avait pas deux semaines qu'il recevait l'enseignement de M. Dumeron, qu'un soir, en revenant de l'école, il s'avisa de monter dans la camionnette de l'hôtel qui stationnait devant la
porte. Le commis devait aller faire une course à la ville et il avait laissé la voiture sur le terre-plein. Dès que Gaspard y fut monté par derrière, la camionnette démarra. Il y a une pente très
légère devant l'hôtel du Grand Cerf, on s'en aperçut bien en cette occasion. Le commis avait négligé de serrer le frein et insensiblement le véhicule s'était mis en mouvement pour gagner la rue
où une brusque déclivité dévale sur la place de l'église. On vit donc bientôt la camionnette traverser la place, tandis que Gaspard tout étonné, demeurait assis, les jambes pendantes, à
l'arrière.. La voiture prit une vitesse notable, en descendant le village, après quoi elle quitta la route, entra dans un pré et finalement retrouva une allée qui plongeait sur la forêt. Les gens
alertés, se précipitèrent. Gabrielle Berlicaut s'était mise à crier à tous les échos qu'il ne fallait pas s'affoler.
... En vérité, personne ne s'inquiéta pour Gaspard, on se l'avoua après l'aventure. La camionnette avait gagné le chantier de la scierie, où elle avait pénétré comme une flèche. Le gardien et sa
femme, qui prenaient le café dans leur baraquement, la virent arriver. Ils eurent tout juste le temps de se lever et de s'écarter: en un instant la voiture enfonçait les panneaux de la baraque,
comme si ç'avait été du papier, emportait la table avec la cafetière et les tasses, ainsi qu'un vase garni de fleurs qui y était posé. Après avoir défoncé les panneaux du fond, elle allait enfin
piquer du nez contre un tas de planches où le capot fut fracassé. Le gardien et sa femme, saisis d'horreur, se précipitèrent et ils furent encore plus bouleversés quand ils constatèrent deux
faits remarquables. D'abord ce fut Gaspard qui descendit de la camionnette en leur souhaitant poliment le bonsoir. Puis la femme du gardien, comme éblouie par une vision, indiquait à son mari le
haut du tas de planches. Le vase était juché sur les planches, avec ses roses parfaitement disposées, alors que la cafetière, les tasses et la table, réduites en miettes pour leur part, avaient
sauté par dessus le tas...
............................................................................... à suivre....

Eh oui... Septembre sous la pluie...
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Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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