Vendredi 11 septembre 2009
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... La suite donc de cette histoire qui nous mène loin des villes... très loin même...
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... Le désarroi passé, la compagnie se tourna vers Gaspard, qui demeurait paisiblement couché en travers du plateau de la balance. Gaspard n'était nullement responsable. Toutefois, comme on
devait le répéter souvent, s'il n'avait pas été là, rien ne serait arrivé. On ne pouvait considérer le visage déchiré de la notairesse sans y voir la marque d'une fatalité dont Gaspard semblait
s'être fait complice. Au moment où, dans le silence général, Mme Fontarelle allait reprendre son enfant, on entendit un coup de tonnerre lointain et, presque aussitôt, il y eut dans le ciel de
longs cris qui étaient ceux d'une troupe de grues, remontant vers le nord. On était en Mars, et les orages sont rares à cette époque. Quant aux grues, leur passage n'avait rien d'étonnant, mais
on suivit longtemps des yeux , dans le haut de la grande fenêtre, leur vol en forme d'un V dont une branche était d'une longueur démesurée...
... Gabrielle Berlicaut arracha Gaspard aux bras de sa mère et, le montrant à tous, déclara que malgré les circonstances on boirait en son honneur, car elle voulait ( expliqua-t-elle ) porter un
défi aux mauvaises influences qui rôdaient autour de cet enfant innocent. La notairesse leva aussitôt son verre, et elle fut la première à souhaiter au jeune Gaspard de porter haut le nom des
Fontarelle, en dépit des difficultés, et à la faveur des heureuses dispositions que saurait prendre Gabrielle Berlicaut. Un autre roulement de tonnerre ponctua ce discours, et l'on ne sut s'il
fallait l'interpréter comme un bon ou un mauvais présage. On se sépara assez rapidement...
...................................................................................... à suivre donc....
Les Ardennes au bord de la Meuse...
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Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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