Dimanche 10 mai 2009
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... Suite et fin du courrier de Frédéric à ce journaliste parisien, Rodolphe Darzens...
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... Vous m'offrez de me faire faire le service de votre journal, La Petite République. Je ne comprends pas votre proposition, donnez-moi une explication, afin que je puisse répondre.
... Mon frère est mort suite de l'amputation de la jambe droite, amputation subie à Marseille à son retour d'Arabie, soi-disant cause d'une tumeur au genou. Mon frère est revenu à Roche, chez ma
mère, mais ne s'y plaisant pas, a demandé à ce qu'on le renvoie en Arabie, mais n'a pu faire le voyage que jusqu'à Marseille, où il est mort...
... Comme plus proche parent du défunt, j'autorise la publication de tout ce qui peut avoir trait à lui et sans aucun contrôle...
... Merci mille fois de l'hommage que vous me faites de vos publications. L'une surtout, Nuits à Paris, me parait abracadabrante. Je me propose de la lire à tête reposée, car si je ne me trompe,
elle pourrait me remémorer mon ancienne vie de Paris.
... Attendez donc, je vous prie, la réponse que moi-même j'attends, et avec ce document vous pourrez être fixé sur ce que vous avez à faire.
... Toujours charmé d'être en correspondance avec vous, recevez, Monsieur, mes civilités empressées,
Frédéric Rimbaud
Conducteur d'omnibus à Attigny
( Ardennes )
... Ci-après l'article complet qu'un journaliste parisien, ne portant pas à l'évidence Arthur Rimbaud dans son estime, a écrit dans " l'Echo de Paris "...
" ... La vie de Rimbaud fut mouvementée comme son rythme, et incohérente
comme sa pensée dans les mauvais jours. Ce fut un contemporain insupportable. Je l'ai connu. Il mangeait goulûment et se tenait mal à table. Il gardait un silence dédaigneux pendant des heures puis
débagoulait avec volubilité des injures et des paradoxes. Il n'était nullement amusant. Les timorés, en sa présence, éprouvaient de certaines anxiétés. On pensait plutôt, en les voyant pour la
première fois, à Tropmann enfant plutôt qu' à Shakespeare au village. Nous n'étions pas bien sûrs, en tirant son horoscope, il y a vingt ans, qu'il ne finirait pas sur l'échafaud, mais nous étions
persuadés que sa tête tomberait auréolée de gloire dans le panier infâme... "
Article signé d'un certain Lepelletier
( individu totalement oublié depuis!!!...)
... Sans commentaires!!!... Il aurait pu ajouter aussi qu'Arthur parlait patois...
.../... à suivre bien-entendu...
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" Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle..."
Par alain leclef
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Publié dans : cinéma
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