Jeudi 11 février 2010
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11
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23:32
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... Et pour passer la nuit sur un petit nuage... SADE...
Par alain leclef
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Jeudi 11 février 2010
4
11
/02
/2010
22:25
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... Suite de la cavale de nos deux garnements.
... Les garçons se sauvèrent à tout hasard à travers la bâtisse, tandis que les ouvriers criaient et se hélaient pour les cerner derrière un autre décor. Gaspard et Théodule se glissèrent sous
les charpentes. ils parvinrent juste au bas de la montagne, qui était un énorme tableau suspendu à des cordes.
... - On coupe les cordes, dit Théodule.
... Gaspard sortit son couteau et coupa une corde à tout hasard. Des poulies grincèrent. Le décor oscilla. Il coupa une autre corde et ils n'eurent que le temps de se garer, tandis qu'un
machiniste s'écartait lui-même avec des malédictions.
... Le décor tomba, fracassant des charpentes, et crevant deux fenêtres basses.
... - La courte échelle, dit Théodule.
... Gaspard hissa Théodule jusqu'à l'une des fenêtres et Théodule, aussitôt qu'il eut pris appui, tira à son tour Gaspard. Ils sautèrent au-dehors.
... Ils furent surpris de se trouver dans un étroit couloir. Devant eux s'élevaient de très hautes toiles dont ils n'apercevaient que l'envers. Ils suivirent le couloir et aussitôt découvrirent
un léger intervalle entre les châssis, par où ils se glissèrent. Ils s'avancèrent avec prudence et ils arrivèrent à l'extrémité d'une immense salle obscure où passaient d'étranges lueurs. Ils
étaient sans aucun doute en plein coeur d'une des dernières créations d'Emmanuel Résidore.
... Vers le haut, ils aperçurent bientôt de grands voiles que parcouraient de temps à autre les lumières des projecteurs. Ces voiles révélaient un ciel bleu avec des nuages blancs et noirs, que
striaient des éclairs.
... - C'est son fameux orage sur la jungle, souffla Théodule. Voilà trois mois qu'il en parle...
... Ici, du moins, on était coupé du monde extérieur, et certainement Emmanuel Résidore serait trop occupé à mettre en branle ses mystères pour souffrir d'être dérangé. Le ciel factice s'éteignit
soudain.
... Alors, parmi les ombres s'allumèrent des perspectives de forêts dont les troncs énormes et les lianes formaient des dessins d'un noir profond. Puis, à l'extrémité d'une sorte d'allée, une
clairière apparut. Dans cette clairière, des hommes à demi nus tenaient des torches d'où s'élevaient de grandes flammes.
... Les deux garçons furent saisis d'horreur, et peut-être seraient-ils restés là sans bouger, si le pinceau d'un projecteur qui balayait un pan de la forêt de carton n'avait soudain éclairé deux
personnages. L'apparition ne dura qu'un quart de seconde, mais cela suffit pour que Gaspard reconnût Parpoil et Hélène. La fille était habillée d'un pantalon et d'une blouse. Une blouse blanche
sur laquelle retombaient ses cheveux qui brillèrent vivement sous le projecteur. Théodule enfonça son coude dans les côtes de Gaspard.
... - Tu ne connais pas Parpoil, souffla Gaspard. Cet homme fera toujours le malheur d'Hélène quoi qu'il advienne...
... - Il faut aller là-bas, répondit Théodule, et tâcher d'attirer son attention.
... Les garçons étaient décidés à tenter l'impossible avant d'être rejoints. On entendit un roulement de tonnerre, puis une voix, celle d'Emmanuel Résidore.
... - Un nouvel essai, je vous prie, avant de déchaîner l'orage; et que les sauvages, là-bas, élèvent leurs torches aussi haut qu'ils le peuvent...
... Malgré ces ordres qui indiquaient le caractère anodin de la mise en scène, Gaspard et Théodule ne s'avancèrent pas sans frémir. Gaspard songeait aux anciens orages de Lominval. Tandis qu'ils
se dirigeaient tant bien que mal entre des arbres de toile, de carton ou d'aluminium, un grand silence tomba. On faisait les derniers préparatifs avant la grande répétition. Nulle part on ne
voyait de caméras ni d'opérateurs. " D'abord créer l'ambiance " cria de nouveau Emmanuel Résidore. Cette ambiance n'empêchait pas qu'il y eût des poutrelles qui traînaient en travers des arbres
de la forêt vierge...
.......................................................................... à suivre donc ....
Avec grand plaisir...
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Par alain leclef
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Mercredi 10 février 2010
3
10
/02
/2010
22:47
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... La camionnette franchit sans encombre la porte indiquée et s'avança lentement dans l'allée. On ne rencontra personne. Il semblait que l'alerte eût été donnée. Du côté de la ménagerie on
trouverait probablement un gardien qui réceptionnerait l'ours avec la plus grande prudence. Cette vague inquiétude que Marval avait inspirée donna aux garçons une nouvelle idée. Ils avaient
espéré peut-être apercevoir Hélène par un hasard. Maintenant, il semblait qu'une magnifique occasion se présentait à eux de circuler en toute liberté dans ces petites avenues au moins pendant
quelque temps. Ils pouvaient se cacher et chercher Hélène dans le dédale des bâtisses, cela ne mènerait probablement à rien, mais ils ne parvinrent pas à dominer leur premier mouvement. Gaspard
serrait avec violence le bras de Théodule.
... A droite, des hangars s'alignaient selon des directions obliques. Quelques pancartes: STUDIO EMMANUEL, STUDIO DE LA JUNGLU et enfin STUDIO HELENE... Ce fut devant cette pancarte que Théodule
et Gaspard ouvrirent la portière et sautèrent, tandis que la camionnette poursuivait lentement son chemin. " Le vin de Moselle ", songea Gaspard en retombant sur ses pieds.
... Le nom d'Hélène que l'on avait inscrit tout récemment, leur semblait indiquer la présence de celle qu'ils cherchaient. Néanmoins il n'était nullement nécessaire qu'Hélène se trouvât dans ce
studio, et ils se rendirent compte aussitôt qu'ils se fourvoyaient et qu'ils avaient commis une imprudence. Mais c'était trop tard pour changer d'avis...
... Ils pénétrèrent sans hésiter dans un hangar. Là s'entassaient des mobiliers de toutes les époques, particulièrement des meubles de salon somptueux. Certains décors étaient plantés devant un
espace réservé aux appareils de prise de vue. Deux chambrettes gracieuses et un vestibule de château avec des armures. Un employé vêtu d'une blouse était assis sur un fauteuil dans l'une des
chambrettes. Il se leva pour venir au-devant de Gaspard et Théodule qui firent demi-tour et regagnèrent la sortie. Ils coururent jusqu'au bâtiment voisin. L'homme ne les avait pas poursuivis.
... Dans cet autre bâtiment une certaine animation régnait. Des machinistes s'employaient à monter de hauts décors que l'on disposait sur plusieurs plans. Les deux garçons se plaquèrent derrière
des planches, tandis qu'ils observaient les ouvriers. Là non plus, ils ne pouvaient espérer rencontrer Hélène. Ils employèrent deux minutes à regarder les décors. Au premier plan c'était un
montage en carton représentant un désert de sable avec des buissons. Au-delà montaient des rocs et enfin un pic couvert de neige qu'illuminaient des projecteurs.
... Les deux garçons avaient eu tort de perdre un peu de temps. Ils entendirent la voix d'un haut-parleur : " Deux garçons se sont introduis dans les studios. Prière de fermer les portes et de
les rechercher ". Le magasinier avait dû signaler leur présence aussitôt qu'il les avait aperçus. Cette Cité était une machinerie où les coups de téléphone ne coûtaient pas cher et vous
traquaient plus sûrement qu'une meute de chiens. Gaspard et Théodule étaient tout juste revenus de leur surprise, qu'un ouvrier se précipitait pour fermer la porte par où ils s'étaient introduits
et leur barrait définitivement toute issue. Les autres machinistes, sur un ordre du contremaître, se hâtaient de vérifier si les garçons qu'on leur signalait n'étaient pas cachés dans quelque
angle obscur du studio...
... Gaspard et Théoqule s'étaient glissés entre deux décors. Ils pouvaient contempler au-dessus d'eux la haute montagne neigeuse qui brillait sous le feu de projecteur. Il aurait fallu que cette
montagne fût vraie et aller se perdre dans les ravins de neige. On vint de leur côté...
...................................................................................... à suivre ...
Par alain leclef
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Mardi 9 février 2010
2
09
/02
/2010
21:55
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... Théodule ouvrit une armoire et décrocha le téléphone. Au bout de quelques instants, il pouvait souhaiter le bonjour à Emmanuel Résidore. Gaspard attrapa quelques bribes de conversation.
... - Ma surdité a cessé, disait Théodule. J'ai fait hier un tour dans nos bois avec la camionnette. un ours nous a poursuivis. Il s'est élancé dans la camionnette. Nous avions ouvert les
battants pour charger du bois. La camionnette est maintenant dans le garage... L'ours ne bouge pas plus qu'une souche... C'est entendu, Marval et moi nous emmènerons la camionnette à Chemy cet
après-midi vers trois heures.
... Quand il eut raccroché il regarda Gaspard:
... - L'ours appartient à la ménagerie des studios. On l'avait laissé se promener dans la cour de la ménagerie parce qu'on le croyait tout à fait raisonnable et il a escaladé le mur d'enceinte.
Marval et moi nous l'emmenons tout à l'heure dans la camionnette. Tu viens avec nous?...
... - Non, dit Gaspard.
... - Il n' y a aucun risque, dit Théodule.
... - Il faut que je prenne mon train.
... - Nous reviendrons avant six heures. Il y a un autre train à sept heures.
... - Nous reviendrons aussitôt? insistait Gaspard.
... - Nous reviendrons aussitôt, assurait Théodule.
... Ainsi l'on remet toujours naïvement l'heure de la séparation, comme nous l'avons maintes fois observé et comme nous le dirons encore. La séparation apparaît tellement fatale qu'il est doux de
gagner quelques heures et n'importe quelle histoire, si vous y songez bien, n'est jamais qu'une histoire de gens qui s'entretiennent, se querellent ou se saluent longuement pour prolonger
leur réunion sur une terre où tout semble passager et où tout s'enfuit au fond du temps...
... Théodule fit apporter une bouteille de vin de Moselle et lorsqu'ils partirent, vers trois heures, ils étaient pleins d'enthousiasme. Ils songeaient, sans se l'avouer, qu'ils arriveraient à
Chemy peu de temps après que Bidivert y aurait amené Hélène dans la grande voiture verte. Marval conduisait la camionnette . C'était lui qui parlementerait au bureau de la Cité...
... Tout se passa comme on l'avait prévu. La voiture verte stationnait près de l'entrée des studios. le vieux Marval conta l'histoire de l'ours au concierge, qui était prévenu. Des coups de
téléphone furent lancés d'un bureau à l'autre. Un employé vint vérifier la présence de l'ours. Il ne jeta qu'un coup d'oeil à travers la lucarne de l'arrière. L'ours dormait...
... - Méfiez-vous, disait cependant Marval à l'employé. Tout à l'heure, il a manqué m'arracher la barbe, comme je voulais lui dire quelques mots par la lucarne. Il fait semblant de dormir, puis
il s'élance. A chaque instant il manque de défoncer le coffre.
... - C'est bien, dit l'employé. Suivez ce chemin. A deux cents pas d'ici, on vous ouvrira une porte dans l'enceinte, et vous foncerez tout droit dans l'allée. Ne prenez ni à droite, ni à gauche.
Il y a deux allées en V qui pourraient vous tromper. A droite vous verrez d'ailleurs le nom des studios sur des pancartes.
... L'homme avait défilé ces recommandations à toute vitesse. L'ours venait de remuer au fond du coffre...
............................................................................... à suivre ...
Par alain leclef
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Mardi 9 février 2010
2
09
/02
/2010
16:03
Pour ceux et celles qui se souviennent de ce groupe ardennais des années 70... Cette chanson passait en coup de coeur sur les ondes de Radio Monte-Carlo cet été-
là...
Les Holly Guns... " Crazy Week... "
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Par alain leclef
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